Relance de l’économie : Les enjeux et défis du PAP2A

Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Amadou Hott a partagé jeudi les enjeux et défis du Plan d’actions prioritaire ajusté et accéléré du plan Sénégal émergent (PAP2A) en perspective d’une relance inclusive et résiliente post-Covid de l’économie sénégalaise. 

M. Hott a livré ces enjeux et défis lors d’une conférence de presse axée sur ce programme de relance économique qui a fait l’objet, mardi dernier, d’un conseil présidentiel au Centre international de conférence Abdou Diouf, à Diamniadio. 
 

Le programme PAP2A, qui s’appuie sur le triptyque ajuster, accélérer et attaquer, ’’couvre l’ensemble des secteurs de l’économie nationale, en accordant toutefois une attention particulière aux secteurs prioritaires et de souveraineté’’, a-t-il précisé. 

Il a insisté notamment sur l’importance pour le Sénégal de parvenir à une ‘’autonomie alimentaire, sanitaire et pharmaceutique’’. 
 
Le ministre était en compagnie de certains directeurs généraux, dont ceux de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME), du Fonds de garantie des investissements prioritaires (FONGIP) et de la Banque nationale de développement économique (BNDE).
 
Il a souligné que ’’la mise en œuvre du PAP 2A nécessite des mécanismes de financements innovants articulés autour des fonds d’amorçage, des fonds de garantie et d’appui pour faire plus de place au secteur privé national.’’ A cet effet, il a insisté sur la nécessité de ’’mutualiser’’ les actions et les forces, pour disposer d’une seule base de données de tous ces mécanismes de financement. 
 
’’Cette rationalisation permettra de mieux servir les ayants droit mais aussi d’assurer plus d’efficacité des actions de l’Etat’’, a estimé M. Hott. 
 
Evoquant les leçons (de protectionnisme) apprises de la pandémie de la maladie à coronavirus, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a aussi déclaré que ’’l’option innovante de taille est d’amener l’État, dans un avenir proche, à pouvoir compter sur ses propres ressources et à disposer de terroirs plus résilients aux chocs.’’ 
 
Pour y arriver, souligne-t-il, ’’ il convient de réviser le modèle de développement, en vue notamment de produire, de plus en plus, ce que l’on consomme dans l’optique d’une souveraineté alimentaire et sanitaire, avec plus d’implication d’un secteur privé national fort et dynamique’’. 
 
Il a par ailleurs invité le privé national à plus d’unité et de partenariats. 
Il a aussi estimé que des réformes fortes devront accompagner la relance de l’économie, particulièrement dans les domaines de l’agriculture, de l’aquaculture, de l’industrie pharmaceutique et de la digitalisation de l’économie. Il a annoncé que le projet de loi devant porter ces réformes sera sous peu présenté en conseil des ministres, en attendant son adoption très probablement à l’Assemblée nationale dans le courant du mois d’octobre. 
 
’’Pour gagner du temps, nos équipes travaillaient en parallèle sur les décrets d’application qui sont finalisés à 90% finalisés’’, a révélé le ministre. 
 
Estimé pour la période 2019-2023 à 14.712 milliards FCFA, le coût global du PAP 2A a connu une augmentation de 614 milliards (4%) par rapport au PAP II initial, avec une contribution attendue du privé à hauteur de 4.770 milliards de francs CFA, a-t-on appris du ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération.
 
’’(…) Malgré la sévérité de l’impact de la crise sanitaire sur l’économie, la mise en œuvre du PAP II ajusté et accéléré devrait permettre de repositionner le Sénégal sur la trajectoire d’émergence initialement projetée dans la phase II’’, peut-on lire dans une note du ministère, dont l’APS a obtenu une copie.
 

Source: APS